Projets réalisés

Comédie sucrée, au Théâtre de Saint-Nazaire, pour les apprentis

 

La Maison de l’Apprentissage de Saint-Nazaire regroupe trois centres de formation des apprentis, dont celui de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Loire-Atlantique (CIFAM). Depuis 2010-2011, l’établissement est régulièrement jumelé avec le Théâtre Scène Nationale de Saint-Nazaire. Dans ce cadre, de nombreux projets de création ont été menés avec les jeunes accompagnés par des artistes et des médiateurs du théâtre (créations vidéo, théâtre…).

Guidés par leur formateur Hervé Fortun, les apprentis en mention complémentaire pâtissier-chocolatier-confiseur, se sont inspirés de l’univers poétique et débridé du metteur en scène et comédien argentin, Alfredo Arias, dans sa Comédie pâtissière, pour créer eux-mêmes des compositions sucrées à la manière de Doña Petrona, personnage de la pièce. Ils ont ainsi créé une pièce pâtissière monumentale représentant la grande tradition française, et présentant tous les ingrédients de la pâtisserie, dont l’imagination.

En Argentine, à l’ère de la télévision en noir et blanc, la cuisinière Doña Petrona présente au public chaque semaine ses invraisemblables inventions pâtissières, aux formes surprenantes et affublées de titres surréalistes – La chapelle de mon village, La ruche, L’épi de maïs, Le drapeau argentin… Le dialogue entre Doña Petrona et Alfredo Arias autour de ces pâtisseries sert de prétexte à remonter le temps et reconstruire la mémoire de la société argentine des années 50.

Les élèves ont ainsi eu un contact privilégié avec l’univers du spectacle vivant : après qu’une médiatrice du théâtre soit venue leur parler de l’univers d’Alfredo Arias et les sensibiliser à l’histoire de l’Argentine, les jeunes apprentis sont venus au spectacle le mercredi 19 octobre, ont présenté et servi leurs créations au public, et ont ensuite rencontré Alfredo Arias. Pour beaucoup, c’était leur première fois. Leur parcours de spectateur va se poursuivre, notamment par une visite du théâtre.

 

Signature

Catherine Drouet